Y A DES JOURS, J'VOUS JURE...
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... où je me dis que j'aurais mieux fait de rester
sous la couette ou bien tranquillement dans mon transat à bouquiner
le dernier polar à la mode ou le dernier Mireille Calmel ! Qu'est-ce que j'étais contente pourtant de partir à nouveau vers ma chère campagne bourguignonne avec tout plein de projets en tête... mais voilà... |
Auprès de mon petit pont de bois je vivais heureuse... |
Côté plage de la Réserve de Grosbois (Côte d'Or) |
Déjà avant le départ je me sens quelque peu patraque, un simple rhume pensé-je tout en grelottant pendant le trajet ! Et même engoncée dans ma parka lors de la pause-déjeûner au bord de la Réserve de Grosbois, frigorifiée malgré le ciel bleu et un superbe soleil je me demande comment tous les gens qui sont là peuvent se promener bras voire torse nu ! Et bien sûr trois jours après notre arrivée à bout de toux, de fièvre et de fatigue je cours consulter la toubib locale... Diagnostic : grosse laryngite (ah bon, ça rend aussi malade que ça une laryngite ?! Grrrrrr, merci à ma fille cadette qui me l'a refilée juste avant qu'on parte !) et donc : traitement de choc avec antibiotiques, cortisone, paracétamol et tutti quanti, ça commence bien ! Et pendant que je me traîne lamentablement le jardin n'avance pas... Sniiiifffff ! Je n'ai même pas l'envie de miiniaturiser, c'est dire ! |
D'ailleurs tout commence mal dès notre arrivée car à
peine descendus de voiture nous entendons des vociférations (...
les "charmants" petits-enfants d'un de nos voisins heureusement
pas le plus proche et pas quelqu'un du coin non plus...) Bonjour le
calme de la campagne ! Ensuite nous constatons que quelqu'un a visité
notre terrain et tenté d'ouvrir les volets d'une dépendance
probablement à la recherche d'un lapin échappé
qui au passage a creusé des trous un peu partout éventrant
mes sacs de terreau et saccageant une partie de mes plantations, grrrrrrr Encore plus fort : alors que nous sommes dans la maison, nous constatons deux matins de suite que quelqu'un profite que nos volets sont clos de bonne heure pour s'aventurer par une petite porte en bois située au fond du pré (fermée juste par un fil de fer) et se promener chez nous et ouvrir la porte de la grange où nous garons les voitures... Ben voyons ! Et puis quoi encore ? T'ENTION HEIN ! T'ENTION ! |
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Et les choses n'en restent pas là car le vociférateur
et son grand-père viennent un jour le bec enfariné (j'ignore
pour quelle raison... quelque chose à demander sans doute)
vers notre clôture du côté où zhom est en
train de faucher l'herbe RP |
Oh cela ne traîne pas ! Même pas cinq minutes plus tard la mère du môme déboule devant notre porte en nous tenant un discours idiot mais sonore sur "pour qui nous nous prenons" et en prétendant bien sûr que son fils est un ange innocent et qu'il ne ment jamais ! C'est qu'elle a du coffre et un embonpoint à l'avenant et tout le hameau doit en profiter... Ce qui ne nous gêne pas plus que ça car tous les gens du hameau les connaissent et nous connaissent ! Quant à l'ange en question on l'entend tous les étés brailler avec sa soeur et faire bêtise sur bêtise et nier farouchement les avoir faites ! L'an dernier il a trucidé un lapin de son grand-père à coups de baguette de bois... Bizarre amusement pour un gamin de dix ans... Bref depuis ce jour nous bloquons la porte en bois avec un antivol
de vélo et ignorerons superbement à l'avenir ces individus
peu intéressants et bon débarras ! Hargneuse, moi ? Meuh non ! Meuh non ! |
Dans l'histoire j'ai quand même perdu quelques fraisiers et surtout
un pied de myrtille qui promettait une jolie petite récolte pour
cet été |
Voilà le cousin du pied de myrtille que j'ai perdu mais celui-ci est en |
Voilà la chambre d'amis... Quand elle est bien rangée ! Mais franchement est-ce que c'est l'endroit pour ranger des engins de jardin ?! |
Au passage, il y a aussi quand on arrive une petite mare d'huile dans
la chambre où zhom range ses machines pour les mettre à
l'abri de l'humidité et du froid pendant toute la période
hivernale où la maison est fermée...
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Je me suis mis en tête de réaliser derrière la
maison une terrasse en dalles gravillonnées, d'une part pour
y installer une petite piscine auto-portante bienvenue lors des jours
de grande chaleur, d'autre part pour profiter du jardin en toute tranquillité
et à l'abri autant des regards des curieux (à une époque
une de nos voisines montait sur son tas de bois pour voir ce qu'on faisait
! Les joyeusetés de la campagne) que des braillards qui importent
chaque été dans ce lieu habituellement si calme les nuisances
de la ville (voir plus haut), les sons ne traversent pas les murs épais
de la maison et on entend beaucoup moins de bruit derrière Dans un premier temps et sans m'écouter zhom veut qu'on pose les dalles telles quelles à même une toile que j'ai installée pour étouffer l'herbe à l'emplacement de la terrasse... Je vous laisse juger du résultat !
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Heureusement il rectifie le tir et finit par
passer la motobêche pour aplanir le terrain au maximum avant de
reposer ces foutues dalles ! Ok je sais ce n'est toujours pas fait dans
les règles de l'art, il aurait fallu les poser sur un lit de sable
mais... d'une part les gros camions ne peuvent pas passer derrière
la maison sans emporter les fils du téléphone et les fils
électriques... D'autre part ni zhom ni moi n'avons les muscles
rompus au transport de kilos de sable en brouette ! Alors cette terrasse
restera comme ça et elle finira bien par s'aplanir avec les années
^-^
C'est quand même mieux comme ça ! Mais à 5 kg par dalle en comptant environ 147 dalles je vous laisse imaginer l'état de nos lombaires après toutes ces manipulations... |
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A propos d'électricité, encore une péripétie... Nous avons été alimentés en courant quatre jours avec ce groupe électrogène qu'un technicien venait tous les soirs alimenter en carburant, avant la remise en place d'un poteau neuf (hum... leurs voisins penchent comme la tour de Pise mais il va sans doute falloir attendre qu'ils tombent pour qu'ils soient remplacés !!!) |